Il faut bien l’admettre, les roots (voir aussi chevreuils, babos) sont de plus en plus nombreux à peupler nos villes. La présence de boutiques Salsa, de parvis devant les monuments, de festivals médiévaux ou d’art de rue constitue un milieu propice à son épanouissement. Il peut alors librement s’adonner à ses activités préférées sur l’espace public : diabolo, bâton du diable, bolas…

Entre deux concerts de la rue kétanou et après un bon joint d’estragon il se targue de promouvoir un mode de vie socialement responsable et respectueux de l’environnement. Nous avons donc décidé de procéder à l’évaluation environnementale d’un échantillon roots en analysant ses principales activités.

A posteriori l’étude révèle un bilan énergétique plus mitigé, il est notamment plombé par des pollutions annexes (visuelles, olfactives et sonores). Parmi ces points négatifs, la communauté des cracheurs de feu contribue à un gaspillage important de la ressource en énergie fossile.

Il semble que cette communauté se soit adaptée à certains milieux urbains a priori hostiles, la ville de Rennes en est l’exemple. Attirés par les nombreux festivals qui ont lieux en Bretagne, certains individus parviennent à se sédentariser et contribuent à créer ce que l’on pourrait définir comme des micros-polarités roots aux abords des boutiques d’encens, de masque africains et de tatouages au henné. Ce phénomène est complémentaire des « hubs roots » qui se forment à proximité des gares et vivent d’une économie de subsistance liée à l’industrie du tabac et des pharmacies de garde.

Il y a fort à parier que cette population transforme profondément la physionomie de la ville de Rennes et il s’agit de proposer des modes d’habiter plus proches des préoccupations et des aspirations de cette communauté.

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