A première vue et sur un plan strictement urbain, on peut affirmer que les informaticiens sont des connards. Ils bouffent de la merde surgelée, ils restent enfermés chez eux, ils achètent uniquement de la hifi et de l’informatique, ils téléchargent et ils consomment énormément d’énergie, ce qui signifie qu’ils ne contribuent pas à l’activité du commerce de proximité (bouffe industrialisée, appareils électroniques venant de l’étranger…), à l’animation des espaces publics, les filles ne sont pas sexuellement stimulées et le réchauffement climatique progresse…bref, les informaticiens n’apportent aucune plus-value à une ville.

 

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La classe stérile

Les urbanistes/sociologues de deuxdegrés.net proposent donc de réunir et de cataloguer les informaticiens comme des membres de la « classe stérile« , soit tout l’inverse de la merveilleuse « classe créative » que Richard Florida définit comme une « une catégorie croissante de la main-d’œuvre qui est très instruite et bien rémunérée dont dépendent de plus en plus la croissance économique des entreprises et leur rentabilité. Les membres de cette classe exercent une grande variété d’activités dans toute une gamme de secteurs, des nouvelles technologies au monde du spectacle, du journalisme à la finance, de la production industrielle de haute gamme aux arts. » Les gens merveilleux de la classe créative achètent du bio, vont dans les bars, les musées…bref, ils intéressent les municipalités, contrairement aux membres des classes stériles qui ne servent à rien pour le dynamisme et le développement d’une ville.
Un espoir existe cependant car à y regarder de plus près et en s’inspirant de ce qu’il se passe lors de « lan-parties« , on s’aperçoit que les informaticiens génèrent quelques ressources qui peuvent être réutilisées comme la chaleur et la lumière issues des écrans et des ordinateurs :

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Le bâtiment « pile »
En suivant le mode de vie des informaticiens, on suppose que la configuration des appartements va changer (pas besoin de vraie cuisine, de salle à manger…) :
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Pour recréer quotidiennement les conditions des lan-parties, on pourrait concentrer les informaticiens dans un même immeuble. Cet immeuble deviendrait alors une véritable pile. Avec l’accumulation d’ordinateurs allumés, il y aura une génération importante de chaleur et de lumière qui pourraient être intégrées dans le fonctionnement urbain et faire fonctionner des serres de beaux légumes bio par exemple. Serres urbaines qui attireront à leur tour quelques membres des classes créatives, formant ainsi un sympathique écosystème avec les classes stériles :

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Pour les femmes qui sortent avec des informaticiens, nous vous rappelons que Machin Pattinson souffre des mêmes contraintes quotidiennes que votre mari (c’est un vampire, il vit dans le noir).


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