Nous entendons souvent parler chez nous des  « nouveaux modes d’habitat et d’habiter ». Ce serait un impératif écologique et sociétal. Nous n’avions pas totalement compris quelle était sa portée, mais comme nous essayons de faire preuve d’ouverture d’esprit et que nous cherchons dans le monde les solutions pour résoudre le problème de l’étalement urbain, nous pensons tenir une idée assez performante : le camp de travail.

Les nouvelles puissances financières et économiques comme le Qatar ou la Chine ont très rapidement adopté ce système, pour accroître la productivité, optimiser l’espace et l’utilisation des ressources naturelles. Ces quartiers denses bénéficient de nombreuses vertus urbaines :

–       le salarié n’utilise pas de moyen de transport individuel pour se rendre au travail,

–       mixité interculturelle et fonctionnelle.

« Le village semble tout neuf. Rangées d’immeubles de trois étages dans des rues en échiquier d’une impeccable propreté ( …). A chaque étage, une trentaine de chambres. Je frappe au hasard, un homme m’ouvre, c’est Vijay. Il me fait visiter son chez-lui. Une chambre proprette de 20 m² meublée de deux lits superposés, avec chacun trois couchettes, des étagères pour les vêtements. Ils sont six à vivre là. Deux de ses copains, travailleurs de nuit, dorment, il faut parler à voix basse, ou plutôt sortir. Vijay me montre les toilettes et les douches. Six toilettes pour près de 200 résidents, aux heures de pointe, ça presse. » (Marianne, extrait de l’articleQatar : voyage dans ce minuscule pays qui n’existe pas, 11 Janvier 2013).

deuxdegres_bien-vivre-ensemble_camp-de-travail

 

 

deuxdegres_bien-vivre_modes-d'habiter-orient

La version chinoise de ces camps de travail bénéficie d’un petit plus dans les soins apportés aux habitants grâce au filet anti-suicide :

usine foxconn

usine Foxconn en Chine

 

Face aux enjeux écologiques planétaires, nos écoquartiers occidentaux semblent bien désuets en comparaison.

Pour voir à quoi ressemble un camp de travail qatari.

 

RECTIFICATION  :

La Chine, via son représentant,  Popier Popol II, nous rappelle que ce ne sont pas des filets anti-suicide. Ce sont des récupérateurs de pigeons :

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1 Commentaire

  1. pedro
    27 septembre 2014

    Les liens sont cassés pour les images 🙂

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